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3ème rencontre: Ardèche 1997

Il était une fois en Ardèche

Vendredi 13 juin 1997

Les premiers arrivés dans le Domaine de l’Auberge de Muret, Jean, Angela et Jacques ont quelques heures devant eux pour apprécier la beauté du lieu, avant que Gérard, comme d’habitude souriant et relaxe, Cécile et Amandine (5 mois, adorable tout au long du weekend) ne fassent leur apparition. Thierry et Monique, Ed et Sylvie, Brigitte, Delphine et Rebecca arrivent en fin d’après-midi.
Le premier moment philosophique passé (du style : alors ça va ? T’as pas changé ! Toi non plus !) les choses sérieuses commencent :
Combien allaient participer à la descente de l’Ardèche ? Périlleuse selon Sylvie et Brigitte, pépère selon Edmond et Jean. Finalement, cinq décident de prendre la pagaie et de se lancer témérairement à l’assaut de la rivière bouillonnante.
Le départ est programmé pour 9h30 le lendemain, car Jean avait prévenu : „Plus on part tard, plus il faut carburer pour arriver dans les délais, sinon plus de bus pour rentrer!“ Puis on passa à table, car le rafraîchissement prévu dans la piscine fût perturbé par la pluie orageuse qui s’abattait sur la région.
Le bon repas, arrosé de façon modérée en comparaison à certaines réunions fût pris dans l’ambiance habituelle et s’acheva vers minuit.

Samedi 14 juin 1997

Une bonne nuit réparatrice et voilà l’équipe en pleine forme pour attaquer la journée ! Hélas, il pleut des cordes ! Bref, il faut rejoindre Jean-Pierre, Josiane et leur fille qui attendent à Vallon-Pont-d’Arc. Edmond, Gérard, Jean et Jacques se rendent en cortège sur place. La route est ouverte par Thierry, qui au volant de sa Fiesta mène un train d’enfer ! Arrivés à Vallon, après quelques erreurs de parcours, ils rejoignent la famille Gordien qui se joint au reste de l’équipe.
Thierry, spéléologue et spécialiste de gorges en tout genre, se „dévoue“ pour tenir compagnie aux dames et leur faire visiter une superbe grotte locale.
C’est alors qu’Edmond (Ed), Jean, Jean-Pierre, Gérard et Jacques prennent le départ des 27 kms de la fameuse descente. Le temps exécrable ne les rebute pas. Il est 11h15 au lieu des 9h30 prévues.
Les canoës sont répartis comme suit: Jean-Pierre et Jean, Jacques et Gérard (avec un look digne de Laurel et Hardy selon Jean) et Edmond seul dans un Kayak.
Dès le début, on sent que les niveaux de compétence ne sont pas équilibrés. Alors qu’Ed se trimbale littéralement en solo, Jean et Jean-Pierre se sentent dans leur élément, Jacques et Gérard se débattent dans leur embarcation, effectuant un départ des plus cocasses : ils prennent la rivière en travers et vont heurter de plein fouet les rochers de la berge opposée.
Les premiers kilomètres s’effeuillent tranquillement, Gérard faisant même remarquer que c’est vraiment facile et que le courant est faible.
Arrivent les premiers rapides: Ed parfait, Jean et Jean-Pierre sans problèmes apparents, Jacques et Gérard en marche arrière et passent, malgré les vociférations d’un agent de sécurité, par le côté le plus dangereux de la rivière, ce dernier lançant au passage un “Faut déjà le faire !“ désespéré.
La pause de midi a lieu vers 14h00. Il pleut de plus en plus fort et l’attente de l’arrivée miraculeuse d’un hélico qui viendrait les arracher à cet enfer reste vaine.
Transis de froid, ils réintègrent leurs embarcations, décidés à en finir le plus vite possible. Un tiers seulement du parcours a été effectué.
Les rapides suivants se passent relativement bien, jusqu’au moment où Ed dessale. Tiré vers le bord par Jean et Jean-Pierre, Jacques et Gérard, généralement loin derrière, passent en tête du groupe. Pas pour longtemps, car le prochain rapide leur est fatal. Projetés contre le mur de roc, ils se renversent. Jacques, qui a perdu sa pagaie retient désespérément le canoë. Gérard, qui avec son gilet de sauvetage remontant jusqu’aux oreilles, a l’air d’un castor pourchassé par un prédateur s’accroche au container (et oui, y’a de la bouffe là-dedans). Remarquant un „objet“ bizarre le poursuivant, il se croit un moment attaqué par un brochet. Quel soulagement lorsqu’il remarque que c’est sa casquette Harley Davidson qui flotte à côté de lui . Il leur faut nager 300 mètres pour arriver sur la berge. Epuisés, aidés par d’autres navigateurs sympathiques, ils se reposent quelques minutes.
Pagayant comme un fou à leur poursuite, le regard fixé droit devant, Ed passe devant eux sans les apercevoir. Jean et Jean-Pierre arrivent peu de temps après sur les lieux. Il ne faut pas perdre de temps. Jacques réintègre le canoë, Gérard également, mais effectue une fausse manoeuvre et renverse l’embarcation.
Il est vrai que Gérard, qui mériterait un poste au CNRS, avait expérimenté une technique inédite pour tourner (Il ne doit pas descendre des Eskimos ou des Indiens ce mec-là). Les résultats ne furent pas probants, mais il tient à sa technique.
Deux fois encore, sans doute intéressés par la faune sub-aquatique, ils chavirent au grand désespoir de Jean et de Jean-Pierre qui doivent les remorquer. Pendant ce temps Ed caracole en tête, ramant comme une bête.
Heureusement, le temps a changé et le soleil est revenu. La casquette de Gérard a enfin le temps de sècher (faut dire qu’elle aura été bien lavée).
Ed attend ses compères et laisse place à Jean dans le kayak. Pas si simple à manoeuvrer, les jambes coincées dans le „cockpit“, Jean effectue des superbes figures libres, un véritable ballet aquatique. Quand même un peu monotone pour les spectateurs, car il tourne toujours en rond. Il passe même deux rapides à pied avant de céder sa place à Ed.
La fin du parcours est longue pour les bras épuisés. Mais Ed s’envole, prend une avance impressionnante, tout ceci pour mieux apprécier les nudistes qui parsèment certains endroits des berges (Ceci, bien sûr, reste entre nous. Pas un mot à Sylvie!). Les derniers, Jacques et Gérard, pour ne pas les nommer arrivent vers 17h45 après 6 heures et demie de lutte contre les éléments. Gérard abandonne même le canoë une centaine de mètres avant l’arrivée. Et oui, ils sont restés immobilisés sur un banc de sable! Ouf ! Le dernier bus est encore là.
Attendus impatiemment par le reste de l’équipe, les commentaires vont de bon train. Ed et Jacques comparent leurs coups de soleil. Jean, jusque là épargné, en profite pour trébucher sur des marches, se fait une entorse et doit pour le reste de la journée, cheville gonflée et douloureuse sauter sur une patte.
Le repas du soir est pris dans une auberge typique du côté de Privas. L’ambiance atteint son paroxysme, malgré le refus de Thierry de jouer un petit air de guitare.

Dimanche 15 juin 1997

Dans le jardin de leur propriété, autour du poolhouse, Brigitte et Jean ont organisé une grill-party. Mais déjà les premiers partent. La route du retour est longue. Notre super weekend se termine vers 16h30 pour les derniers, avec en prime, la vaisselle pour les Marget.

En remerciement aux organisateurs.

PS: Ceci n’est pas un récit de fiction. Toute ressemblance avec des personnes existantes n’est sûrement pas une coïncidence.

Le programme:

Les photos
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Auberge du Col de l’Estrinet

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Chez Jean, à Privas

Descente des Gorges de l’Ardèche

cano1.jpg
Au 1er plan dans le canoé Jean-Pierre et Ed

cano2.jpg
Sur le coté gauche on reconnait parfaitement Jean de dos qui se tate le « ulc »
et l’ami Jacques avec ses petites (mais belles…:) cuisses sur le point d’embarquer.
Dans le devant du canoé on voit la tête de Gégé.

cano3.jpg

jpgordien.jpg
Jean-Pierre, un des héros épuisés

Par moreziens70 le 12 juin, 2010 dans

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